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Les temps forts du 34ème congrès de la FIH qui s'est tenu fin septembre sont à découvrir sur Hospimédia, partenaire du 34ème congrès de la Fédération Internationale des Hôpitaux. A lire tout particulièrement l'extrait de la conférence : "Un retard à combler dans le domaine des systèmes d'information"
Source : Formatic Santé
Date : 6 octobre 2005
Dans le domaine des technologies de l'information, la France est en retard. Plus particulièrement dans la santé, mauvais élève en la matière comparé aux autres secteurs d'activité. Les enjeux de la mise en place de systèmes d'information performants sont importants, les participants au 34ème congrès de la FIH, qui se tient à Nice jusqu'à ce soir, en sont convenus. L'hôpital, mobilisateur et coordonnateur de ressources, a un rôle-clé à jouer dans cette mise en place.
Le développement des technologies de l'information dans le secteur de la santé en France est en retard. Par rapport aux autres secteurs d'activité d'une part, les services comme la banque étant par exemple largement plus avancés dans l'utilisation de ces technologies. Et comparé à certains de ses voisins européens d'autre part. Le National health service (NHS) en Angleterre, notamment, fait figure de poids lourd dans ce domaine en investissant de manière importante dans les outils électroniques depuis 2000. Pour le Dr Jean-Pierre Thierry, directeur du système d'information à l'hôpital Simone Veil d'Eaubonne-Montmorency et au centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC), plusieurs causes expliquent ce retard. L'hôpital est un milieu complexe : la profusion des métiers, la diversité des fonctions et la complexité des tâches ne facilitent pas la mise en place d'outils simples. De plus, il faut compter avec les préférences des différents acteurs. Les investissements dans l'équipement biomédical, les dispositifs médicaux ou dans l'immobilier ont souvent été favorisés. " L'investissement dans l'informatique est plus... virtuel ", explique Jean-Pierre Thierry.
Des enjeux non négligeables
Les enjeux de la mise en réseau des informations de santé et du développement des technologies de l'information sont pourtant loin d'être négligeables. La mise en place de la T2A et l'autonomisation de certains aspects de la gestion des hôpitaux vont en effet pousser les établissements, selon Jean-Pierre Thierry, à investir dans des outils efficaces. " Ces outils peuvent également contribuer à rendre le système de soins plus sûr en contribuant à la régler le problème de la iatrogénie ", reprend-il. Les contrats de bon usage du médicament et les référentiels de bonne pratique marquent un début dans ce domaine et doivent être partagés par les professionnels de santé. Enfin, les technologies de l'information peuvent garantir la continuité des soins. C'est tout l'objet du dossier médical partagé (DMP). Si le Danemark, avec son projet Medcom, est précurseur dans ce domaine, la Suisse n'est pas en reste. Pauline de Vos Bolay, secrétaire adjointe du département de l'action sociale de la République du canton de Genève, a ainsi pu présenter lors du congrès le projet genevois équivalent du DMP et baptisé " e-toile ". Le système se base sur une architecture décentralisée et un principe de double-clé (une pour le patient, une pour le soignant) permettant au patient de rester maître des informations traitées. Coût du projet : 30 millions d'euros pour la mise en place et 4 millions par an pour le fonctionnement.
Un défi social plus que technologique
" La mise en œuvre de "e-toile " rencontre des résistances, explique Pauline de Vos Bolay. Certaines sont ouvertes : il s'agit du contexte budgétaire, du coût du système, des problèmes de temps perdu pour la saisie des informations ou l'intégration du logiciel. D'autres sont plus cachées : elles concernent les problèmes de perte de pouvoir ou de légitimité, la crainte du jugement ou la remise en question qu'implique l'acceptation du projet. Le DMP est plus un défi de sciences sociales que de technologie. " Reste que la France doit combler son retard et " donner la priorité aux systèmes d'information cliniques, tout en adaptant le système de gestion ", estime Jean-Pierre Thierry. Et l'hôpital a ici un rôle particulier à jouer. " Il a la capacité de mobiliser et coordonner les ressources nécessaires ", déclare Jean-Pierre Thierry. " La montée en charge des systèmes d'information dépend de la mise en œuvre de politiques publiques ", reprend-il. " Des budgets spécifiques peuvent être dégagés. Le principe d'un bonus donné aux hôpitaux qui investissent peut également être mis en place. " De son côté, Pauline de Vos Bolay souligne que ce sont les autorités publiques qui supportent le coût des systèmes d'information alors que des structures privées profitent des gains. " La mise en place du DMP devrait plutôt, selon elle, faire l'objet de partenariats public-privé ".
Auteur : Nicolas Crestel
Source : Formatic Santé
Date : 6 octobre 2005
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Sujet de télésanté :
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